Champ de Bataille de Waterloo

C’est une une loi centenaire du  26 mars 1914 qui fige un état des lieux quasi inchangé depuis 1815 du champ de Bataille de Waterloo.

Bataille 1.jpg

En 1914, trois familles seulement sont propriétaires, depuis très longtemps parfois, d’immenses terres sur et dans les environs du champ de bataille de Waterloo. Leurs possessions représentent deux châteaux, cinq fermes, plusieurs maisons et ce sur près de 160 hectares de terres, de prés et de vergers… soit près d’un tiers de l’ensemble de la surface totale qui sera protégée cette année-là.
Leurs fermiers s’étaient succédé, parfois de père en fils, dans l’exploitation de ces domaines qui, dans l’ensemble, ne subissent que très peu de mutations foncières. L’industrialisation, dans le dernier quart du siècle, se concentrera surtout à l’ouest de Braine-l’Alleud, laissant intactes les activités agricoles à l’est de la chaussée de Charleroi et au sud de l’ancien Chemin creux. C’est ainsi que seules quelques grosses fermes cernent le Lion…

ci-dessous le champ de Bataille de Waterloo lors des commémorations du bi-centenaire de la bataille de Waterloo.

Bataille 2
Soudain, le progrès… A partir de 1890, les constructions se multiplient au pied de la butte. Le tram venant de Braine-l’Alleud puis de Waterloo (vers 1900) dépose les touristes pour lesquels les routes commencent à être asphaltées, l’électricité équipant tout doucement les maisons sur certaines desquelles apparaissent d’envahissantes publicités. Pourtant, le paysage n’a pas encore été réellement bouleversé et l’environnement reste encore fondamentalement rural.
La loi de 1914 va donc figer une situation qui, finalement, n’a guère changé depuis 1815 et, en favorisant les activités agricoles, elle épargnera en très grande partie l’intérêt paysager du site.

Edifié malgré la loi de 1914 protégeant le site de la bataille, le couvent de Fichermont  fut construit grâce à une mystérieuse dérogation qui  contrairement à la légende, elle ne doit rien au roi Albert.

Fichermont