Points importants de la séance du conseil communal de Waterloo du lundi 29 avril 2019

source : waterloo.be

Urbanisme

L’assemblée a marqué son accord sur la proposition de dénomination de la nouvelle voirie créée au départ de la rue Palau. Elle s’appellera « clos de Revelinghe« . « Il s’agit d’une référence historique puisque c’est l’ancien nom du Chenois, a précisé l’échevin de la Culture (MR). Pour la petite histoire, il y a eu débat sur l’orthographe du nom. C’est finalement la Commission royale de Toponymie qui a tranché. »

Environnement

L’administration communale va prochainement entrer dans une démarche « zéro plastique ». Un projet salué par l’ensemble des conseillers communaux

Pour Ecolo, cette mesure ne doit cependant pas être considérée comme suffisante. « Nous soutenons bien évidemment l’initiative, mais les déchets ne représentent qu’une petite partie des émissions de gaz à effet de serre, comparativement, par exemple, au chauffage des bâtiments. Il faudrait aussi étendre cette philosophie aux autres déchets non recyclables et la faire appliquer dans les ASBL paracommunales, au CPAS, à la Maison de Repos « Le Gibloux » ou encore lors de l’organisation d’événements communaux. Nous vous invitons donc, à nouveau, à signer la Convention des Maires pour le Climat et l’Énergie afin de vous inscrire dans une stratégie globale plutôt que dans des mesures isolées. »

Un point de vue partagé par l’élu MVW qui a réitéré sa demande d’inscrire l’enjeu climatique au cœur des priorités communales avec l’adoption d’un « plan Climat transversal et ambitieux pour lutter contre le réchauffement climatique visant toutes les actions et compétences communales. L’ordre du jour de cette séance reprend d’ailleurs pas mal de points qui peuvent y être intégrés », a-t-il souligné.

« Cette mesure va effectivement être inclue dans un programme général qui sera examiné en commission, a confirmé la bourgmestre (MR). Nous y discuterons aussi des détails pratiques d’application. »

Énergie

L’assemblée a unanimement approuvé :

  • le remplacement de deux chaudières et la mise en place d’un système de régulation à l’école communale de Mont-Saint-Jean ;
  • l’adhésion à la Centrale d’achat « RenoWatt », soutenue par la Région wallonne et destinée à répondre aux impératifs d’économie d’énergie et donc de réduction des émissions de C02. MVW s’est réjoui de voir la Commune développer le recours à des centrales d’achat et marchés préparés par d’autres entités publiques qui permettra de réaliser des économies d’échelle.

Commandes publiques

Le Conseil communal a adopté la « Charte pour des achats publics responsables » proposée par le gouvernement wallon. En signant ce texte, la Commune de Waterloo s’engage à accentuer les préoccupations économiques, sociales, éthiques et environnementales lors de toute démarche d’adjudication ou d’achat public.

Concessions publicitaires

La Commune va prolonger, pour une période d’un an, les concessions publicitaires attribuées pour les abribus et les caissons qui accueillent les affiches (planimètres). Dans le cadre du projet « Smart City », une étude est effectivement en cours afin d’évaluer l’intérêt d’utiliser les panneaux digitaux pour diffuser de l’information aux citoyens (parking, communication communale, etc.). Une demande de subside a aussi été introduite en ce sens auprès de la Région wallonne. La rédaction d’un nouveau cahier des charges est donc tributaire de ces deux points.

Le groupe Ecolo s’est abstenu. Il estime notamment que les panneaux publicitaires sont présents en trop grand nombre à Waterloo. « On les trouve jusqu’au cœur des quartiers résidentiels. Nous pensons que leurs emplacements devraient se limiter aux grands axes et à la proximité des commerces. Par ailleurs, nous ne sommes pas opposés à l’installation de panneaux LED informatifs aux entrées de Waterloo, mais nous ne sommes pas pour leur généralisation. Ils consomment de l’énergie, représentent une pollution visuelle et sont une source de distraction non négligeable pour les conducteurs. »

« Nous sommes en phase de test pour évaluer l’intérêt de ces panneaux et les lieux où ils seraient les plus utiles pour nous, a répondu l’échevin en charge de la Smart City (MR). Nous pourrons en discuter ensemble au sein d’une commission ou d’un groupe de travail si vous le souhaitez. »

Une conseillère MR a également demandé si la Commune avait un droit de regard sur le contenu des publicités.

« Notre convention prévoit notamment que les publicités ne peuvent être porteuses de propos racistes ou contraires aux bonnes mœurs, a précisé la bourgmestre. Il existe aussi un jury d’éthique publicitaire auprès duquel nous pouvons porter plainte, mais cela prend du temps. Nous avons été confrontés à cette situation il y a quelque temps. Plusieurs habitants avaient été choqués par le contenu d’une publicité. Nous avons demandé à les faire retirer en nous basant sur les termes de notre convention et la société a obtempéré rapidement ».

Participation citoyenne

Un marché public va être prochainement lancé en vue de créer une plateforme dédiée à la participation citoyenne. Ecolo s’est montré surpris quant au contenu du cahier des charges et s’y est opposé. « Nous y lisons que la Commune souhaite mettre un nouveau réseau social à la disposition de ses habitants. Nous ne sommes pas contre, mais des solutions existent déjà. Faut-il vraiment y allouer du budget ? Par ailleurs, le cahier des charges nous semble flou. Nous risquons de nous trouver face à des offres mirobolantes ou qui ne répondront pas à nos souhaits. »

« L’idée de base est de créer un espace virtuel qui regrouperait les habitants quartier par quartier, a expliqué l’échevin de la Citoyenneté et de la Cohésion sociale. Sur Facebook, par exemple, le flot d’informations est tellement important qu’elles finissent par se perdre. Cela dit, ce projet n’empêche nullement d’envisager d’autres types de plateformes, mais cela fera l’objet d’une autre réflexion. »

« Quoi qu’il en soit, lancer un marché ne nous contraint pas à l’attribuer si les offres ne répondent pas à nos attentes, a rappelé la bourgmestre. Cette démarche peut nous permettre d’avancer dans un dossier en étudiant plus précisément les diverses options existantes. »

Conseils consultatifs

En ce début de législature, plusieurs Conseils consultatifs sont progressivement installés. Contrairement aux Commissions communales, ces assemblées sont essentiellement constituées de citoyens et amenées à donner leur avis sur diverses matières.

Au cours de cette séance, les compositions des nouveaux Conseils consultatifs de la Personne handicapée et des Aînés ont ainsi été approuvées.

Le représentant de MVW s’est étonné qu’aucun appel à candidatures n’ait été lancé pour le premier. « Tous les membres du précédent conseil ont accepté d’y siéger à nouveau, a expliqué la bourgmestre. Ils sont tous concernés par un problème de handicap. Cela n’empêche évidemment pas d’autres personnes d’interpeller le Conseil pour évoquer l’une ou l’autre question autour de ce sujet ».

MVW a également regretté de ne pouvoir consulter le Règlement d’Ordre Intérieur (ROI) du Conseil consultatif des Aînés. « Nous avons un projet de ROI, mais il me semble que c’est au nouvel organisme d’en discuter avant de le faire approuver par le Conseil communal », a estimé l’échevin en charge de la Politique et de l’Animation des Aînés (MR).

Le Conseil communal a également approuvé le Règlement d’Ordre Intérieur du futur Conseil consultatif de la Mobilité. Ecolo s’est abstenu, déplorant que des membres des partis de la minorité ne soient pas automatiquement membres de cette nouvelle assemblée. « L’idée est d’avoir un panel de citoyens le plus représentatif possible afin d’élargir le domaine de nos réflexions, a précisé l’échevin de la Mobilité (MR). Mais libre à vous de postuler pour en faire partie. » MVW a salué l’ouverture aux différents acteurs – et en particulier ceux liés à la mobilité douce – et demandé d’augmenter le nombre minimal de réunions par an à quatre. La bourgmestre a, pour sa part, rappelé que des représentants de l’opposition étaient invités dans toutes les Commissions communales, même lorsque la Loi ne l’exigeait pas.

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