Points importants de la séance du conseil communal de Waterloo du lundi 28 janvier 2019

Avant toute chose, la bourgmestre (MR) a tenu à rappeler aux conseillers communaux les règles de confidentialité et devoirs de réserve (secret professionnel) auxquels ils sont tenus, comme stipulé dans le Règlement d’ordre intérieur du Conseil communal ainsi que sur les documents qui leur sont envoyés: « Nous avons découvert que des documents confidentiels transmis aux conseillers communaux se sont retrouvés sur un blog, ce qui constitue une infraction. Nous sommes dans un état de droit, il y a des règles à respecter. Nous avons tous prêté serment en ce sens. Ce qui est confidentiel doit le rester. Je vous demande de stopper cette manipulation de l’opinion. Un Conseil communal est une assemblée sérieuse : après que les points aient été débattus au Conseil, ils sont rendus publics mais pas avant. J’espère que ça ne se reproduira plus et que nous pourrons travailler de façon constructive dans le respect des lois », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’elle était affligée de voir que ces documents soient dévoilés sur internet, sans explications ni débats nécessaires à leur compréhension, regrettant que la démocratie soit mise à mal par de telles pratiques.

Déclaration de Politique communale
Après lecture de celle-ci par la bourgmestre, le groupe MVW (Mieux Vivre à Waterloo) s’est réjoui des points communs entre cette déclaration et son propre programme. Il s’est interrogé sur le planning et a pointé, une à une, ses interrogations au sujet des 14 thèmes développés. Il a entre autres approuvé le renforcement de la présence policière dans nos rues, partagé le même constat au sujet de la mobilité (complexe à fluidifier), encouragé la diffusion des débats du Conseil communal sur le net et l’accent mis sur la transversalité au niveau de la participation citoyenne, attiré l’attention sur la maîtrise du taux de 1700 additionnels qui pose la question du choix parmi les investissements annoncés. MVW a notamment rappelé l’importance des enjeux climatiques pour lesquels il demande un programme beaucoup plus ambitieux.  Au niveau de la mobilité, il a regretté que « seulement » 2 km de trottoir soient rénovés par an, qu’Argenteuil (où pourraient à terme déménager l’Académie de Musique et certains terrains de sport) soit décentré. Il a souhaité que le Triage Sainte-Gertrude puisse être dédié à la permaculture, que soient implantées des ‘maisons kangourou’ pour une solidarité renforcée…
Quant à Ecolo, il a évoqué la « Convention des Maires pour le Climat et l’Énergie », signée par plus de 120 communes wallonnes et affirmé que « c’est au niveau communal que la transition écologique prend tout son sens et qu’il est indispensable que le politique prenne ce problème à bras-le-corps, tout comme la transition économique et culturelle ». Il s’est réjoui « des avancées positives » mais a désapprouvé « l’absence de fil rouge au niveau de l’écologie (préservation de la biodiversité, solidarité, réduction de la production de déchets…) dans cette déclaration ». Le groupe a terminé par la question: « Après la manifestation de dimanche 27 janvier ayant rassemblé 70 000 participants, que vous faut-il de plus? »
La bourgmestre de répondre: « Le programme plébiscité par 65% de la population n’est pas le programme Ecolo et la transition écologique n’est pas l’apanage d’un seul parti: c’est un problème de société, nous sommes tous concernés par les défis environnementaux et climatiques. »
Enfin, DéFI a relaté que « le Conseil n’est pas le lieu de faire une récupération politique d’un combat mené à la base par des jeunes se désignant ‘apolitiques’Ceux-ci méritant notre respect. » Au sujet de la mobilité, DéFI s’est déclaré « favorable à la multiplication de ‘zones 30’ (pour préserver les quartiers résidentiels), à plus de transparence (avec la diffusion des Conseils communaux) et au maintien à domicile des personnes âgées ». Ce point a donc été approuvé par la majorité MR et par la conseillère DéFI. Le conseiller MVW s’est abstenu. Ecolo a voté à cinq voix contre.

Urbanisme
◊ Le Renouvellement de la commission communale d’aménagement du territoire et de mobilité
 a été approuvé à la majorité.
◊ Au sujet de la révision du schéma de développement du territoire (SDT), la bourgmestre a expliqué « qu’il s’agit d’un projet de la Région wallonne qui a pour objectif de fixer les grandes lignes de l’aménagement du territoire au niveau wallon et que donc les communes sont consultées à ce sujet ». Elle a poursuivi: « Nous avons remis un avis qui comportait deux points importants pour Waterloo. D’une part, malgré nos nombreux commerces, activités culturelles et lieux touristiques, Waterloo n’a pas été identifiée comme ‘pôle de développement économique et attractif au rayonnement international’. Il est à noter que seuls deux pôles l’ont été: Nivelles et Jodoigne. Nous le déplorons. D’autre part, le SDT veut tendre vers 50% de nouveaux logements en 2030 au sein des cœurs de villes et de villages. Ce qui signifie qu’il faudrait créer 135 000 nouvelles habitations pour l’ensemble de la Wallonie dans 11 ans. Pour une commune dense comme la nôtre, c’est inimaginable. Avant d’imposer des chiffres pareils, il faut prendre connaissance de la situation de chaque commune ».
Ecolo a suggéré d’ajouter à cela « un mot sur l’incidence du rapport d’évaluation environnementale, sans oublier la place de la biodiversité, de la santé et de l’écologie ». Le groupe d’affirmer: « qu’à Waterloo, le Triage Sainte-Gertrude et le Bois des Bruyères représentent un maillage écologique conséquent, sans oublier de souligner les atouts du ‘RER vélos’ – un super projet – en site propre, facilitant les trajets quotidiens des cyclistes. » La bourgmestre a déclaré ne pas avoir d’objection à y joindre ces informations. L’ensemble du Conseil s’est prononcé en faveur de ce point.

Travaux
La place Capouillet
 (aujourd’hui « coupée en deux ») nécessite une remise à neuf: la Commune souhaite y recréer un espace de vie convivial. Les futurs travaux seront aussi l’occasion de régler le problème de traversée – réputée dangereuse – de la place et d’y intégrer de la circulation locale, de la mobilité douce, etc.
La bourgmestre de dévoiler qu’elle a lu les avis largement diffusés et l’enquête de 2016 du ‘Comité Place Capouillet pour tous’ et repris ses remarques pour les intégrer au maximum dans l’esquisse présentée aujourd’hui. Et d’insister sur le fait que cette dernière n’est encore qu’un avant-projet (réalisé par l’architecte paysager de la Commune en collaboration avec les experts de la Région wallonne qui a fait part de ses remarques et contraintes), permettant d’introduire la demande auprès de la Région wallonne qui donnera ou non son accord. « Si la Région donne son ‘go’, cet avant-projet sera ensuite étudié par un bureau professionnel qui pourra y apporter des amendements et améliorations (ajout de places de parking, mise à sens unique de quelques rues, etc.). Cela fera alors l’objet d’un permis d’urbanisme », a indiqué la bourgmestre. « La Commune ne peut à elle seule financer ce projet estimé à 1 200 000€ », a-t-elle précisé. Pour le réaliser, la Commune a donc introduit une demande de ‘revitalisation urbaine’. La bourgmestre a poursuivi: « Pour rappel, cette procédure permet à toute Commune de signer un partenariat avec une société privée pour pouvoir remettre à neuf un espace public. Le principe est simple et c’est une obligation dans le cadre de la procédure qui nous occupe ici: 1€ privé pour 1€ public. C’est une belle opportunité pour rénover la place Capouillet. » Et d’ajouter que « la réunion de fin décembre 2018, avec les riverains, a bien tenu compte des remarques ».
Le groupe Ecolo a souhaité plus de détails « quant au périmètre autour de la place (plus de 50m?) imposé par la Région wallonne ». Il a aussi demandé « si ce projet pourrait être participatif et dans quelles proportions les Chenoisiens pourraient intervenir dans le choix du mobilier urbain (dont le budget atteindrait 325 000€) ». Il a regretté « les six places de parking dédiées au petit supermarché sur la place, lésant les riverains ». Il a ensuite résumé quelques suggestions : installation de véhicules partagés sur la place, mise à sens unique d’une portion de l’avenue Capouillet pour favoriser la mobilité douce, déblocage d’un budget extraordinaire pour réhabiliter toute l’avenue, etc.
Tout comme Ecolo, le groupe MVW s’est dit inquiet au sujet du projet privé de rénovation du bâtiment jadis occupé par l’entreprise « Spechim » et au sujet de la densité urbaine à cet endroit. Il a demandé que ce projet soit intégré dans le Schéma de Développement Communal et dans le Plan de Mobilité. À quoi la bourgmestre a répondu que « la Commune n’avait pas de levier particulier pour interagir sur un projet privé et d’insister sur le fait que rien que dépolluer ce site représentait un montant astronomique. Je ne suis pas là pour défendre les projets privés mais il faut être raisonnable. Je ne connais pas de bienfaiteur qui achèterait cet immeuble pour le dépolluer et ensuite en faire une zone verte. Ce bâtiment existe déjà, il n’est pas question d’en construire un nouveau ou de l’agrandir. Il s’agit de saisir une opportunité qui conduira à revitaliser tout un quartier », a-t-elle conclu. Seul le MVW a voté abstention, les autres conseillers ont voté en faveur de ce point.

Secrétariat général
◊ La demande d’octroi du titre honorifique
 d’échevin à M. Gérard Hancq et M. Emile Loze a été approuvée à l’unanimité.
◊ L’ordre du jour de l’Assemblée générale extraordinaire du 11 février 2019 de l’Intercommunale Bataille de Waterloo 1815 a été approuvé à l’unanimité. La bourgmestre de révéler: « Ce n’est pas un point anodin car il s’agit d’une convention pour créer une société d’économie mixte avec le repreneur de site privé qu’est la société française Kléber Rossillon. Ce qui lui permettra d’exploiter ce site historique dès le 1er mars« . Le vote a été unanime.

 

Une information de waterloo.be du 7 février 2019

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